Comprendre les impôts et dépenses d’État

Comme le suggère Gabriel Rabhi sur son site inter-agr.fr, l’argent aurait été crée afin que les rois de l’époque pouvaient profiter de ressources fiscales du peuple.

Nous allons éclairer ici les différentes recettes fiscales générales en France, allant de celui du revenu, à travers la taxe d’habitation jusqu’à la TVA. Également va être aborder comment ces dernières sont dépensés ensuite par l’État.

Pour ne pas faire d’amalgame, on va bien différencier entre cotisations sociales et les impôts.

 

On peut dire que le « monde du travail » finance les aides liées à cette dernière activité (chômage, retraite, accidents du travail, maladies professionnelles) et, par solidarité, les maladies sans relation directe avec le travail.

Nous allons prendre un exemple classique d’un salarié célibataire sans enfant ayant un revenu de 1 600€ brut par mois.

Le calcul du montant total des charges directes d’un salarié s’effectue sur la base du salaire brut. De celui-ci seront déduites les charges sociales salariales et patronales.

Les charges sociales salariales sont imputées au salaire par l’entreprise puis redistribuées aux organismes référents. Elles représentent 22% du salaire brut et concernent notamment :

  • La Contribution Sociale Généralisée
  • La Contribution pour le remboursement de la Dette Sociale
  • L’Assurance Vieillesse
  • La cotisation chômage
  • Les cotisations pour la retraite complémentaire

Pour notre exemple cela aura donc l’effet suivant :

1 600€ x 0.22 = 352€ de charges salariales

1 600€ – 352€ = 1 248€ sera la rémunération nette touchée par le salarié.

Son patron devra payer des charges patronales aussi, ayant un pourcentage de 42% sur le salaire brut. Elles regroupent notamment :

  • L’assurance maladie
  • La contribution solidarité autonomie
  • Les allocations familiales
  • La cotisation chômage
  • La retraite complémentaire
  • Les formations professionnelles

On aura ici donc :

1 600€ x 0.42 = 672€ de charges patronales.

(Remarquez que ces charges, comme d’autres, peuvent être légèrement baissées par différentes techniques. )

Donc , le coût total du patron pour son salarié touchant nette 1 248€ sera de 2 272€.

 

La France se place parmi les pays ayant les plus hauts charges sur les salaires :

stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=AWCOMP&Lang=fr

 

 

Niveau impôt, reprenant l’exemple d’employé précédent, célibataire et vivant seul sans enfants.

Il payera pour i’impôt sur le revenu 692,10€ par an, soit environ 58€ par mois.

Également on aurait la taxe d’habitation de peut-être 360€ par an, soit donc 30€ mensuellement.

Si de plus il est propriétaire de logements, ce qui n’est pas le cas ici pour l’exemple, on ajouterait une tranche de taxe foncière encore.

Comme il possède une télé, le salarié de l’exemple doit en plus payer 137€ par an pour contribuer à l’audiovisuel public, pour ce qu’on a appelé « redevance audiovisuelle » jusqu’en 2009, soit environ 11€ mensuellement.

 

Résumons pour cet exemple :

Il coûte à son employeur par mois 2 272€, sur lesquels on prélève :

672€ pour les charges patronales

352€ pour les charges salariales

et

58€ pour l’impôt sur le revenu

30€ pour la taxe d’habitation

11€ pour l’audiovisuel public

 

Il lui restera, donc, toutes charges et une partie d’impôts déduits, 1 149€, un peu plus que la moitié.

L’impôt majeur reste encore à prendre en compte, la TVA. Ainsi il verra ensuite également son pouvoir d’achat diminué de environ 20 %.

Donc s’il dépense en moyenne 300€ environ par mois pour des biens et services, il payera ici encore une fois 60€ pour les recettes fiscales de l’État par mois.

Également s’il consomme des produits énergétiques, comme par exemple pour le gazole ou l’essence, il dépensera à travers les prix de ces derniers environ deux tiers pour la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), laquelle contient également les 20% de la TVA.

bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/ce-que-couteraient-l-essence-et-le-gazole-sans-les-taxes-939981.html

 

Les chiffres officielles de la loi des finances initiale (LFI) de 2016, comportant les recettes fiscales, et non-fiscales, et dépenses annuelles du gouvernement français peuvent être lus dans ce PDF .

Pour le budget général, on remarque que les recettes fiscales brutes s’élèvent à 388 025 Mn€, dont environ 100 Md€ partent déjà pour les dégrèvements et remboursements d’impôts. En rajoutant les recettes non-fiscales, mais en enlevant une large partie pour les collectivités territoriales et de l’Union européenne, il reste nette à la fin 239 606 Mn€.

Ces ressources se font principalement par la TVA, l’impôt sur le revenu (IR), impôt sur les sociétés (IS) et taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

Les dépenses nettes du budget général sont de 3 013 307 Mn€.

On remarque donc un déficit budgétaire général de 73 701 Mn€. Tenant compte des budgets annexes et comptes spéciaux, ce chiffre est finalement de 72 299 Mn€.

 

Les dépenses du gouvernement du budget général, hors celles des remboursements et dégrèvements, se font principalement pour les missions suivantes :

67 070 Mn€ pour l’enseignement scolaire

45 159 Mn€ pour l’engagement financier de l’État

39 689 Mn€ pour la défense

(Les pensions ( 57 205 Mn€) font partie des comptes d’affection spéciale)

 

 

Voici des dépenses de l’état, ou impôts liés, que nous qualifierions d’ « escroquerie légale », ne servant point à l’intérêt du peuple :

La première place, avec 45 159 Mn€, revient à celle pour la charge de la dette.

Les raisons pour ceci ont été profondément traitées sur la page générale SYSTÈME FINANCIER – ÉCONOMIE.

 

Sur les 67 070 Mn€ pour l’enseignement scolaire, on peut le voir comme financement partiel de la désinformation, laquelle y englobe une partie pertinente.

Imaginez les jeunes après le collège, au lieu d’aller au lycée, s’informer et s’enseigner par eux même, surtout avec l’outil d’internet. Cela les rendrait probablement plus créative et heureux, et mettrait surtout la domination d’un petit groupe en place en danger …

Pareil d’ailleurs pour les environ 3 500 Mn€ (chiffre 2014) récoltés via la contribution à l’audiovisuel public, où en plus s’invitent les salaires pharaoniques de certains présentateurs et autres personnes de cette industrie.

 

Concernant les dizaines de milliard qui partent pour la mission de la défense, ils y auraient sûrement leur raison d’être si notre armée agirait dans un but pacifique, et non pas pour des objectives sanglants, ordonnés par des dirigeants mafieux. A voir, pour plus d’information sur ce sujet, notre page sur les GUERRES.

 

On pourrait continuer la liste avec p.e. les milliards engloutis par l’industrie pharmaceutiques pour notre système de santé via les charges sociales et patronales, l’arnaque des assurances vie du à l’inflation entre autre etc.

 

 

Sachez que les techniques pour échapper au « Fisc » français ne manquent pas.

Ainsi vous pouvez enregistrer le siège social de votre entreprise dans un « paradis fiscal » et y payer donc beaucoup moins d’impôts, en toute légalité. Vous n’avez également point besoin de vous rendre sur place, là ou se trouve votre société dite « off-shore » maintenant.

Également on peut opter de prendre son habitation principal dans un pays tel que la Suisse, ou les contribuables sont vu comme clients, leur proposant même des réductions sur le pourcentage des impôts à payer, souvent proportionnellement à la hauteur du chiffre d’affaire taxable.

Certains parlent d’ « évasion », d’autres d’ « optimisation » fiscale …

 

Dans l’image, l’ancien ministre Cahuzac, au sommet de sa carrière 😉

jerome-cahuzac-lors-d-une-conference-de-presse-sur-la-lutte-contre-l-evasion-fiscale-stopintox-net

 

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