SECTEUR AGRO-ALIMENTAIRE

Consommer 3 produits issus du lait de vache par jour n’est pas sain, comme le démontre une étude de l’université de Stockholm :

sciencesetavenir.fr/sante/le-lait-est-il-nefaste-pour-la-sante-des-adultes_28056

En rapport avec une grande consommation laitière, le monde scientifique a également établis un risque important avec le développement du cancer de la prostate. Ainsi on retrouve cette analyse des chercheurs de l’École de santé publique de Harvard, portant sur 21 660 participants avec les résultats suivants: Par rapport aux hommes qui consommaient moins d’une demi-portion de laitages par jour, ceux qui en consommaient plus de 2,5 avaient un risque de cancer plus élevé de 12%. Le lait écrémé ou demi-écrémé était associé à un risque de cancer localisé, de stade précoce, alors que le lait entier était associé à un risque de cancer fatal, soit un risque accru de 49%. Lorsque la survie est prise en compte, la consommation de lait entier est également associée à un risque de progression vers un cancer fatal multiplié par 2,17.

Comme évoqué, beaucoup d’autres études et aspects existent mettant en cause les apports journaliers en produits laitiers recommandés, affirmant le doute d’un autre scandale sanitaire. Toute fois, comme d’habitude, des études existent également avec des conclusions contraires, mais comme déjà entendu dans le chapitre sur le système de santé, ils ne seraient pas toujours fiables dues à des intérêts financiers surtout.

Pour l’apport en calcium, d’autres aliments remplissent parfaitement ce rôle. Par exemple, l’efficacité liée à la consommation d’amandes est reconnue.

 

Concernant le débat du végétarisme ou du véganisme, il est à préciser que notre système digestif n’est pas fait pour la consommation de viande ou de poisson, contrairement à celui d’un chat par exemple :

veganisme.fr/Un%20Monde%20Vegan/Vegetariendenature.html/Vegetariendenature.html

La consommation de chaire animale provoque une acidité importante chez l’homme, ce qui n’est pas sain. L’équilibre acido-basique est en effet très important pour notre organisme et son déséquilibre serait une cause majeure du développement de diverses maladies, notamment celle du cancer.
Voici un article détaillé sur ce sujet:

creer-son-bien-etre.org/listes-des-aliments-acides-et-alcalins

La chaîne de magasin suisse Coop a édité une liste répertoriant la plupart des aliments en leur attribuant un indice relatif de leur effet alcalinisant ou acidifiant :

coopnature.com/images/coop/docs-pdf/Tableau_aliments_alcalinisants_acidifiants.pdf

On remarque qu’un aliment au goût acide peut être alcalin et non acide pour les tissus comme ceci est le cas pour le citron par exemple.

 

Tenons compte aussi de l’impact de la production de viande, ci-dessous quelques points clefs :

  • Pour un kg de viande bovine par exemple, on estime qu’il faut autour des 15 milles litres d’eau potable.
  • L’élevage consomme 40% de la production mondiale en protéines végétales pour un faible rendement : pour une kcal sous forme de viande, l’animal doit ingérer en moyenne 7 kcal (3 kcal pour les poulets, 16 kcal pour les bovins), ce qui se traduit également par un besoin de 7 à 10 kg de végétaux pour faire 1 kg de viande bœuf, 4 à 5,5 kg pour 1 kg de viande de porc.
  • La production industrielle de masse de viande actuelle implique un usage massif d’antibiotiques car ces élevages sont propices aux maladies infectieuses. À cela s’ajoute que les antibiotiques à faible dose stimulent la croissance des animaux. Bien qu’ils soient interdits comme promoteurs de croissance en Europe depuis 2006, ils le sont encore dans de nombreux pays. L’utilisation massive des antibiotiques, comme thérapeutiques ou comme promoteurs de croissance, favorise le développement de souches bactériennes résistantes aux antibiotiques, pouvant entraîner un « cercle vicieux » au grand risque sanitaire donc. Un rapport annuel de l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV), publié en février, chiffre à plus de 1 000 tonnes la quantité d’antibiotiques vendue en France pour les animaux en 2009. Évidemment des résidus se retrouvent dans le produit finis, pouvant amener à un « effet cocktail » important selon divers experts.
  • Un rapport de 2006 de la FAO estime à 18 % la part des gaz à effet de serre* provenant de l’élevage. *( Notons d’ailleurs que l’effet du CO2 et autres gaz sur le rechauffement climatique est fortrment mis en cause par de nombreux scientifiques.)

Dans l’année de 2015, on a consommé individuellement en moyenne 86 kg de viande en France selon FranceAgriMer.

 

Madame Annette Larkins des États-Unis a fait le tour de divers médias à travers le monde pour sa jeune apparence alors qu’elle se trouve dans ces soixante-dix ans. Son secret: Ne plus consommer aucun produits issus des animaux et préférer manger des aliments crus. Elle explique que dans sa famille on mangeait beaucoup de viande et qu’un jour cette dernière ne faisait que l’écœurer. Sa mère et sa grand-mère sont toutes deux décédées du cancer du sein respectivement à 47 et 36 ans. Les deux sœurs de sa grand-mère sont mortes du cancer à un âge précoce et le diabète est déclaré dans sa famille. Larkins dit ne prendre aucun médicament, dans le sens classique moderne, et propose aujourd’hui des stages et des livres de recettes véganes donc.

 

Toute fois, du 3 octobre et jusqu’au 3 février 2017, l’oganisation interprofessionnelle en charge de la promotion de la viande et du bétail Interbev; est intervenu dans 1 500 écoles primaires françaises. Dans cette campagne on expliquait aux élèves les apport de la consommation de viande pour l’organisme et comment les animaux d’élevage sont traités à la ferme et rappeler la qualité sanitaire des produits servis comme l’importance de la traçabilité de leur origine. L’opération permetait aussi de montrer combien l’élevage, et les métiers qui lui sont associés, font vivre de personnes en France.

Dans l’année de 2015, on a consommé individuellement en moyenne 86 kg de viande en France selon FranceAgriMer.

Pour l’apport en fer ou en protéines, les haricots blancs ou rouges secs cuits contiennent par exemple d’avantage de fer que la viande (en proportion sur la même masse d’aliment). Pour ce qui est des protéines, vous en trouveriez dans d’autres nutriments également, tels que dans les fruits secs ou légumineuses et qui s’assimilent très bien à l’organisme humain.
Ensuite, de nombreux végétariens ou végans adoptent ce mode d’alimentation pour des valeurs éthiques, pour respecter la vie de l’animal. Nous pensons que si on faisait visiter aux gens les élevages et les abattoirs industriels actuels, les mentalités changeraient rapidement probablement.

 

Concernant les aliments issus de l’agriculture biologique, l’argument commercial qui indique qu’avec cette méthode il ne serait pas possible de nourrir tout le monde, semble relever d’un pur mensonge marketing encore une fois.

Les travaux de Marie-Monique Robin portent sur ce problème et mettent en valeur des solutions. On vous conseille le visionnage de ces 2 reportages à ce sujet :

Elle montre que des études scientifiques prouvaient un meilleur rendement avec une culture biologique par rapport à la conventionnelle aux pesticides, surtout en temps de sécheresse.

 

Un aspect pertinent nous livrent notamment aussi les cultures de Pascal Poot près de Béziers, qui obtient, entre autres légumes, des grandes tomates biologiques sans irrigation et aucun traitement malgré des temps de sécheresse. Il y est parvenu en faisant apprendre aux plantes à s’adapter aux conditions environnementale et ce savoir ils le transmettent à leur descendants ensuite, comme l’explique le maraicher.

Actuellement il vend majoritairement ces semences qui trouvent un grand intérêt également auprès des chercheurs scientifiques de l’INRA qui y voient un grand potentiel. Si ces semences produisent grosso modo encore moitié moins de légumes que les conventionnelles, ils restent toute fois financièrement plus intéressantes par la non-nécessité de l’arrosage en eau et l’achat de semences industrielles, comme évidement par leur meilleur rendement par temps de sécheresse.

 

Remarquons également que, selon un article de Le Monde, en France le gaspillage annuel sur l’ensemble de la chaîne alimentaire est estimé à 150 kilos par personne, pour 190 kilos en moyenne en Europe

Précisons que les produits vendu avec le label français de l’agriculture biologique et celui de l’Europe ne sont pas forcément sans pesticides ou engrais. Ils en utilisent, mais ces derniers, comme notamment le cuivre, le souffre, hydroxyde de calcium etc. , sont beaucoup plus naturels que les produits chimiques de synthèse et les OGMs. Les agriculteurs bio pratiquent la rotation des cultures, qui consiste à cultiver sur une même parcelle des plantes différentes d’une année sur l’autre. En évitant des prélèvements uniformes, elle permet au sol de reconstituer son stock de nutriments, de s’aérer et de nourrir les différents organismes qui y vivent. L’alternance empêche aussi les nuisibles et les maladies spécifiques à chaque espèce de se développer dans les proportions observées dans les monocultures. Cette rotation permet également la maîtrise des « mauvaises herbes », la prévention des maladies, la prévention contre les ravageurs, la gestion optimisée de la fertilisation et la préservation de la biodiversité. Un facteur important est également un meilleur choix des variétés.

Pour la production animale on trouve parmi les réglementations l’interdiction des élevages hors-sol et du gavage, l’assurance d’une certaine mouvance des animaux, une alimentation (sauf exception) issue entièrement de l’agriculture labelisée bio et la préférence de soins naturels.

Selon un rapport de l’association L214, 68% des poules et 99% des lapins sont élevées en cage, 83% des poulets de chair sans accès à l’extérieur et 95% de cochons sur caillebotis en bâtiments,

Avec le traité de libre-échange commercial CETA négocié entre l’UE et le Canada, que le Parlement européen a largement ratifié dernièrement, le Canada peut notamment importer environ 60 000 t de viande bovine et 75 000 t de viande porcine annuellement dans l’UE.
Interbev fait remarquer que les Européens n’auront « aucune garantie sur l’utilisation d’antibiotiques et d’OGM dans les rations » des animaux, fréquente en Amérique du Nord mais très encadré en Europe

 

Comme le suggèrent diverses études, la qualité d’un aliment semble aussi dépendre de son émission en biophotons. Ce qui suppose de manger des légumes et des fruits de préférence non cuits. Vous avez peut-être aussi déjà remarqué que vous vous sentez rassasié plus rapidement en consommant des pommes de terre plutôt que de la viande (en nombre de calories égales). Ci-dessous une photo capturée par le chercheur Fritz-Albert Popp, montrant les biophotons sur celle à droite :

image ou photo biophoton feuille Fritz Albert Popp

Les récoltes peuvent également être augmentées en optant pour des systèmes ingénieux utilisant des lampes et cherchant d’avantage l’espace verticale aussi, comme par exemple avec des cultures sur étagères.

agriculture-bio-permaculture-legumes-salades-sur-etageres-stopintox-net

Cultivera dans la cuisine de demain chacun sa propre salade chez soi avec cette méthode ?

À noter aussi les techniques d’électroculture, sur lesquelles on trouve plus d’infos entre autre sur le site de l’agriculteur français Yannick Van Doorne electroculturevandoorne.com

 

Concernant les pesticides de l’agriculture conventionnelle, Il est à remarquer qu’ils sont en train d’exterminer les abeilles pourtant indispensables à la pollinisation et donc à la création de culture, voir à l’existence même de l’humain. Les grands groupes de fabrication de pesticides néonicotinoïdes prétendent que leurs produits toxiques n’y seraient pas responsables, mais d’autres études scientifiques indépendantes démontrent le contraire :

reporterre.net/Mortalite-des-abeilles-on-connait-maintenant-le-coupable

À remarquer aussi les dégâts sur la santé des agriculteurs en contact avec ces produits :

lemonde.fr/biodiversite/article/2016/06/23/les-agriculteurs-premieres-victimes-des-pesticides_4956586_1652692.html

Monsanto (racheté par Bayer récemment), qui fabrique un des pesticides les plus puissant au monde, le Round-Up, pense apparemment déjà à remplacer les abeilles par des petits robots…

Ceci souligne la menace imminente de leur extermination.

Voici une présentation rapide de géant du secteur, qui a d’ailleurs Bill Gates comme un des actionnaires principaux :

 

96,7 % des légumes produits en France évalués par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) contiennent des concentrations de résidus de pesticides qui se situent dans les limites légales autorisées, selon leur rapport annuel de 2013 sur les résidus de pesticides dans les aliments. Cela classe la France en 4ème position des pays européens les plus contaminés.

Pour la question des OGMs, vu qu’on peut largement nourrir tout le monde naturellement sans, leur besoin semble inutile. Sachez que ces OGMs de Monsanto ont la particularité de résister à leurs pesticides très toxiques, contrairement aux autres cultures …

Pour mieux comprendre l’influence de l’industrie agro-alimentaire, ce reportage de Cash Investigation est formel :

 

Pour la propreté notre eau, le bon sens voudrait que l’on n’utilise que des lessives, dentifrices, produits d’entretiens et d’hygiène écologiques, remplissant aussi bien leurs fonctions que le font les produits conventionnels actuels. On peut par ailleurs donner pour exemple que pour nettoyer le fond d’un plat brûlé ou d’une casserole, l’utilisation de bicarbonate de soude est très efficace sans être hautement toxiques comme les autres produits du ménage.

Imaginez pouvoir retrouver partout en France une eau du robinet digne d’une eau de source à nouveau. Évidemment, il serait aussi nécessaire de changer les tuyaux, les systèmes de filtration encore souvent en aluminium etc. pour y parvenir. Ceci apporterait également une solution à la pollution issue de la consommation de bouteilles en plastiques, tout en tenant compte de leur recyclage.

Pensez aussi, en parlant plus généralement, tout simplement emballer vos biens dans du carton, du verre ou tout autre matériel écologique, avec le stricte minimum, évitant ainsi la production de déchets. Aussi, l’achat de biens d’une grande longévité plutôt que la consommation de biens à l’obsolescence programmée est à privilégier.

obsolescence-programmee.fr/exemples-symboliques

 

En conclusion, tant pour la santé que pour l’environnement, adapter une consommation plus durable et respectueuse semble être une habitude à prendre. Il faut aussi accepter de payer un peu plus cher, comme pour les aliments cultivés selon les normes biologiques actuelles. Ce coût plus élevé est dû à un manque de subventions, définit par le programme Codex Alimentarius de la FAO par exemple. Ces subventions, les politiciens les accordent surtout à la cultivation conventionnelle, probablement à cause de leurs fortes liaisons financières avec l’industrie « agro-chimique » … Il faut également tenir compte du fait que si le consommateur souhaite consommer écologiquement et durablement à grande échelle, l’industrie s’adaptera tôt ou tard à la demande du marché et une baisse du prix s’appliquera forcément.

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