POLITIQUE

Les politiciens des 2 grands partis en France proposent des changements en critiquant leur contrepartie au pouvoir parfois violemment, pour ensuite, une fois élu, continuer dans la lignée de ce dernier. L’autre prendra alors le rôle de l’opposant principal que jouait son vis-à-vis au par avant … Ainsi le jeu continue de l’illusion du choix, qui fonctionne depuis des décennies.

On peut y voir dans l’ensemble des 2 comme un grand parti de l’oligarchie en place, permettant de financer largement les campagnes et le (ou les) promouvoir via leurs grands médias privés, comme BFM et Le Monde. Les autres parties ou candidats qui changeront probablement bien plus, allant par exemple de celui de Philippe Poutou au FN de Marine Le Pen, s’y font traiter de parties « d’extrêmes », voir se font attribuer fréquemment également un manque de compétence pour diriger. Un autre de ces termes péjoratifs est celui de « populisme », qu’on pourrait par contre voir comme démocratique s’il réfère au pouvoir du peuple. D’ailleurs, quelle est la différence majeure entre les bords « gauche » et « droite » ?…

Encore on ne peut évidemment dire si ces autres politiciens tiendront leurs promesses, n’ont-ils jamais été au pouvoir.

Un autre aspect qui met en avant l’illusion démocratique, est le fait que le peuple français se voit refuser des référendums sur des décisions clefs du pays. Et en plus, si le résultat ne plaît pas au gouvernement, la décision va être contournée, comme ce fut le cas pour celui de 2005 sur la nouvelle constitution européenne avec le traité de Lisbonne de 2008. Avant le vote de 2005, Valéry Giscard d’Estaing déclarait par exemple : « C’est une bonne idée d’avoir choisi le référendum, à condition que la réponse soit oui. » Un an après, il persistait : « Le rejet de la constitution était une erreur, qui doit être corrigée. » Chose faite donc, tout en méprisant le choix du peuple.

legrandsoir.info/traite-europeen-que-s-est-il-passe-du-referendum-de-2005-a-la-ratification-de-2008

 

À part les députés, les sénateurs se trouvent aussi dans le secteur législatif. Ces derniers parlementaires sont beaucoup moins connus par le peuple, car ils ne sont pas élus par ce dernier, mais par de grands électeurs.

Cette absence d’élection publique et aussi le cas pour les dirigeants politiques de l’union européen, ayant pourtant un si grand impact sur les nations. Cela a des airs de dictature, ne trouvez-vous pas ?

Au passage, sachez que le Président de la Commission européenne de 2004 à 2014, Monsieur Baroso, est après son mandat aller travailler au près de la grande banque mondiale Goldman Sachs …

Une bonne illustration du travail des sénateurs donne cet extrait d’interview de l’émission sur le secteur agro-alimentaire de Cash Investigation :

Cela affirme qu’ils représenteraient principalement que les intérêts des grands groupes issus du milieu de l’industrie pharmaceutique, ceux du secteur de l’énergie, des banques etc. . Des pots de vins s’ajouteraient sûrement donc à leur grand salaire, déjà des multiple fois plus élevé que le SMIC.


« Le fascisme devrait plutôt être appelé corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’État et des pouvoirs du marché »
     Benito Mussolini, fondateur du fascisme

inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1109

Comme vu en partie aussi dans le lien au dessus, ce comportement et ces revenus ne s’arrêtent évidemment pas aux élus du sénat, mais englobe toute cette sphère politique en place …

Notez ensuite leurs retraites également. Ainsi, un seul mandat de cinq ans permet aux parlementaires de percevoir une retraite de ce que touche environ, en moyenne, un salarié du privé, après 40 années de travail. Avec le cumul des mandats, leur retraite mensuelle peut même s’élever à des dizaines de milliers d’Euros, à l’exemple de François Hollande, qui percevra mensuellement autour des 20 000 Euros, selon l’Élysée

inegalites France SDF

 
Une autre escroquerie de l’État semble être le pacte de responsabilité mis en place en début 2014, qui prône une baisse de cotisations sociales, une réduction d’impôt, des mesures de simplification administrative et qui englobe aussi le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Selon Pierre Gattaz, président du Medef à ce temps, il devrait aboutir à « la création d’un million d’emplois ». Toute fois, aucun engagement chiffré et contraignant n’a été imposé aux entreprises dans la loi. On peut donc parler de véritable cadeaux fait aux entreprises …

Selon un article du magazine Le Point de janvier 2016, en 2015, 24 milliards d’euros ont été versés aux entreprises ou non prélevés, après 10 milliards en 2014. Il indique aussi qu’en 2016, le coût annuel sera de 33 milliards, et 41 milliards pour 2017.

Les chiffres sur les emplois restent flous donc, allant de 60 000 à 500 000 emplois crées ou préservés par an. En prenant ce dernier chiffre de 500 000 emplois, qui est fortement mis en cause, et en le multipliant par le coût annuel pour une entreprise d’un salarié au salaire moyen de 1600 Euros, soit environ 36 000 Euros, on obtient 18 milliards d’Euros. On reste loin de certains coûts annuels donc. On remarque aussi que selon Eurostat le taux chômage français est constamment proche des 10{a3a8e1e8807b45d03ee4be2bc1eeda76ffdb7d9d4ec8067cabae48ead828cc34} sur les dernier 7 ans, pour une augmentation de la population d’environ 2,4 million (64,7 à 67 Mn) pour cette durée selon l’Insee. Il semble ainsi qu’une grande partie soit de nouveaux allée dans les poches des actionnaires, du patronat etc. .

 

Des milliards d’Euros semblent également partir illicitement au Régime social des indépendants (RSI) de la Sécurité sociale qui gère la branche des maladies et des retraites pour les environ 6 millions de travailleurs indépendants. Ces derniers dénoncent des charges allant parfois à plus de la moitié de leur revenu brut, un accueil des cotisants médiocre, de graves erreurs dans le traitement des dossiers, la défaillance ou absence de redistributions ou encore des méthodes peu scrupuleux comme l’envoie d’huissier et prélèvement direct sur leurs comptes bancaires. Un rapport sur cet organisme de droit privé remis par 2 députés au gouvernement évoque une protection sociale des indépendants ni suffisamment lisible, ni suffisamment juste.

Dans son livre d’enquête sur le RSI, la comptable Éloïse Benhammoum dénonce entre autre des calculs de versement illégaux et dit même avoir trouvé dans leur bilans des placements financiers de milliards d’Euros. Elle parle aussi clairement de complicité de l’état français qui serait parfaitement informé sur ses actes.

 

Un autre bel exemple actuel de la politique, ou oligarchie, moderne est celui d’Emmanuel Macron, ancien ministre de l’économie sous Hollande et actuellement candidat à l’élection présidentielle. Après avoir été formé à l’ENA il intégrera l’inspection des finances où il travaille notamment avec le financier politique Jean-Pierre Jouyet pour plus tard rejoindre la commission Attali de Jacques Attali, comme son nom l’indique. Cette dernière est composé entre autre des dirigeants des grandes entreprises françaises du CAC 40 pour formuler des recommandations politiques au gouvernement. Ensuite il travaillera à la banque d’affaires Rothschild avec laquelle il parvient à piloter notamment le rachat des laits infantiles de Pfizer par Nestlé. Après ce passage lucratif pour sa part il entrera en politique pour comme évoqué devenir ministre de l’économie et piloter parmi d’autres rachats celui de la branche énergie d’Alstom par le groupe américain General Electric.

Son prédécesseur Arnaud Montebourg était farouchement opposé a cette dernière et essayait même de l’interdire par un décret. Alstom se trouvait dans une importante affaire d’accusation de corruption par la justice américaine dans ce temps là, mais son patron de l’époque dit que cela n’aurait point influencé cette vente. Cependant, des cadres,d’Alstom expliquait à France Inter: « Au sein de l’état-major d’Alstom, je peux vous dire que tout le monde sait parfaitement que les poursuites américaines ont joué un rôle déterminant dans le choix de vendre la branche énergie. Lors des négociations secrètes, curieusement, une personne a été associée tout de suite à la discussion. Il s’agit de Keith Carr, le directeur des affaires juridiques. C’est étrange car normalement sa principale mission c’est de traiter le règlement des affaires de corruption. »

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On voit donc avec Emmanuel Macron une ascension politique rapide loin de l’idée publique selon laquelle cela passerait par des débats et élections à travers les parties politiques. Sa candidature actuelle ne repose pas sur un parti d’ailleurs, mais sur une marque déposée au nom d’ En marche ! .

Le large temps de parole dans les médias dont profite l’énarque Macron, un multiple de celui d’autres candidats comme Nicolas Dupont-Aignan notamment, est aussi un élément très évocateur. François Asselinau, ancien haut fonctionnaire, dont le site internet de son parti politique, l’UPR, est un des plus populaires de France, dénonce comme d’autres fortement la censure de médias concernant le temps de parole. En effet, Asselinau, qui dit avoir près de 20 000 adhérents à son parti et plus d’un milliard de vue sur internet, y est quasiment absent, probablement du à ces propos critiques vis-à-vis du monde de la finance etc. …

Une récente étude menée par l’équipe Notre Époque démontre l’étroite corrélation entre le temps de parole des parties politiques dans les médias (lesquels sont nommés également comme un 4ème pouvoir politique) et leurs résultats aux élections. Leur enquête portait élections européennes de mai 2014 et on y découvre aussi une très large inégalité, contrairement à ce que le CSA indique :

notre-epoque.fr/2014/09/leffrayante-correlation-entre-temps-de-parole-et-resultats-des-elections-3-les-mecanismes/

 
De nombreux politiciens, comme Philippe de Villiers, dénoncent également les faux sondages publiés par les médias dominants afin de manipuler l’opinion publique. De Villiers explique que le grand facteur important dans la politique serait les sondages et que leurs créateurs demanderaient aux politiciens de payer pour pouvoir y figurer.
Ainsi, son collègue James Goldsmith aurait par exemple acheté une partie de TF1 comme 3 sondages ce qui leur aurait permis de passer de 2{a3a8e1e8807b45d03ee4be2bc1eeda76ffdb7d9d4ec8067cabae48ead828cc34} à 10{a3a8e1e8807b45d03ee4be2bc1eeda76ffdb7d9d4ec8067cabae48ead828cc34} dans les sondages à l’époque.

 

Une réelle démocratie est celle où le pouvoir part du peuple.
Pour y arriver, une solution intéressante serait de tirer au sort les parlementaires et d’opter pour un conseil élu par suffrage universel dans la partie exécutive par exemple, tel que cette dernière option est pratiquée en Suisse. Dans ce pays les citoyens peuvent également créer un referendum national en récoltant un certain nombre de cota de signatures.

« Déprofessionnaliser », ou au moins déjà une large baisse des rémunérations, porterait également ces fruits dans le sens que la politique retrouverait sa vraie vocation.

Également il semble, contrairement à l’Union européenne actuelle, bien plus adapté de gérer la politique au niveau plus locale, en donnant plus de pouvoir aux nations, voir régions. La politique sera ainsi mieux dédiée aux caractéristiques de chacun.
Pareil pour la politique monétaire, où l’exemple de l’Allemagne souhaitant un Euro plus fort, contrairement à d’autres pays ayant cette devise, le démontre bien.

La mise en place d’un protectionnisme commercial pour taxer des produits ou services venus de nations dans lesquels ils représentent des coûts moins élevés, souvent liés à une absence de protections sociales connues dans l’hexagone, éviterait des délocalisations massives et pertes d’emplois liées. Paradoxalement, ces entreprises ont ensuite du mal à vendre les biens dans les pays qu’ils ont émigré du aux pertes de salaires engendrés dans ces derniers. Ce genre de protectionnisme diminuerait aussi l’emprunte environnementale des distances de transports et pourrait même favorisera un modèle de travail plus social dans d’autres pays également.

Entièrement renationaliser les plus importantes infrastructures nationales – EDF et GDF, Orange (France Télécom), la SNCF, La Poste, L’AFP, les concessions d’autoroutes etc. – permettra aux français à profiter de leur richesses. À titre indicatif, sachez que les 7 principales sociétés des autoroutes ont engrangé un bénéfice net de 1,8 Md d’Euros en 2013 selon un article de L’Express.

Concernant l’immigration, rien qu’en voyant la crise actuelle de cette dernière à Calais, on comprend que plus de surveillance des frontières est nécessaire, quitte à sortir du traité de Schengen.

Pour notre militaire, vu les positions et actes militaires commis par l’OTAN, y sortir serait presque un geste humanitaire …

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