GUERRES

Officiellement, depuis 1945 les guerres sont interdites selon la charte de l’ONU. Toutefois, il reste 2 cas d’exceptions: L’un est le droit de se défendre lorsqu’on est attaqué par un autre pays, l’autre si le conseil de sécurité approuve une guerre avec un mandat dans un objectif « pacifique ». Ce Conseil de sécurité est composé de quinze membres : cinq permanents pourvus du droit de veto (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et dix élus pour une durée de deux ans (renouvelés par moitié tous les ans).

La raison d’auto-défense a été utilisé par exemple par les américains pour déclencher la guerre du Vietnam. Ainsi, l’administration des États-Unis sous Johnson prétendait qu’un de leur navire militaire aurait été attaqué par des vietnamiens dans la Golfe du Tonkin en août 1964. La majorité des historiens s’accordent aujourd’hui, en s’appuyant aussi sur des documents déclassifiés par les autorités américaines, pour dire que des données relatives aux incidents ont été délibérément manipulées de façon à fournir un prétexte à l’entrée en guerre des États-Unis au Vietnam. Il semble que ce n’est pas un cas isolé, mais que la plupart des guerres se basent sur des mensonges afin de conquérir une opinion publique favorable.

Un autre exemple classique est le mensonge des preuves d’armes de destruction massive en Irak de 2003. « Si nous avions su que l’information était erronée, nous ne serions pas allés en Irak, mais la communauté du renseignement, toutes les agences, nous a assuré que c’était correct », a récemment déclaré le secrétaire de l’État américain de l’époque, Colin Powel, auteur du fameux discours à l’ONU pour justifier l’invasion de l’Irak. Cette guerre fut de plus illégale car les États-Unis et la Grande-Bretagne n’avait pas d’accord du conseil de sécurité avec l’opposition de la France, de l’Allemagne et de la Russie notamment. Kofi Annan, le secrétaire général des Nations Unies de l’époque, avait d’ailleurs mis en garde Washington et Londres, soulignant qu’une guerre sans l’appui de l’ONU serait illégitime.

Nous avons aussi le faux témoignage autour des couveuses koweïtiennes de 1990 lors de la guerre du Golf, dans lequel une jeune femme prétendait que des soldats du régime de Saddam Hussein auraient tué des nourrissons en les jetant au sol. Son témoignage de quelques minutes faisait le tours des antennes et passait le message de devoir absolument stopper le ‘méchant’ dictateur irakien Hussein :

franceinter.fr/emissions/rendez-vous-avec-x/rendez-vous-avec-x-01-decembre-2012

 

Le même schéma peut être retrouvé pour l’invasion en Libye de 2011. Ainsi on retrouve dans des e-mails officiellement déclassifiés autour du Emailgate d’Hillary Clinton, qu’une raison était que Muammar al-Gaddafi, leader politique de la Libye, planifiait une monnaie basé sur l’or, mettant en concurrence les autres grandes devises comme le Dollar US ou l’Euro. On y retrouve Nicolas Sarkozy également avec une liste de cinq facteurs motivant son engagement à mener cette guerre :

  • Un désir d’obtenir une plus grande partie du pétrole libyen 
  • Accroître l’influence française en Afrique du Nord 
  • Améliorer sa situation politique intérieure en France 
  • Offrir à l’armée française une chance de rétablir sa position dans le monde 
  • Répondre à l’inquiétude de ses conseillers concernant les plans à long terme de Kadhafi de supplanter la France comme puissance dominante en Afrique de l’ouest 

On est donc, selon ces éléments, encore une fois loin des pures motivations humanitaires avancées par les gouvernements et grands médias occidentaux.

tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-monde/20160109.RUE1860/sarkozy-bhl-clinton-et-l-or-de-kadhafi.html

francais.rt.com/france/29853-libye-sarzkozy-mediapart-djouhri-kadhafi

 

Souligner cette suspension va le témoignage de la journaliste britannique Lizzy Phelan, qui était sur place en Libye, travaillant notamment pour PressTV et RussiaToday :

Voici ce qu’elle explique sur la situation après le changement de régime :

voltairenet.org/J-ai-vu-la-transition-vers-la-peur

 

Ce qu’ont été les talibans sous Bill Clinton, Al-Qaïda sous G. W. Bush, l’État islamique (EI / Daesh / ISIS etc.) serait l’ennemi principal des États-Unis sous Barack Obama. Sauf que contrairement à l’armée irakienne de 2003, qui a été anéantis en quelques jours en 2003, avec l’EI la première force militaire mondiale semble cette fois-ci plus clémente avec cette « menace » actuelle …
Ceci est probablement du au faite que cet État islamique sert également à leurs intérêts, comme entre autre à ceux de l’administration française actuelle. Ne sont ces radicaux terroristes pas des soldats idéals contre le régime syrien de Bashar el-Assad, tant diabolisé par les médias dominants occidentaux ?

La journaliste britannique Vanessa Beeley, qui a été sur place, dénonce la désinformation massive des médias occidentaux en expliquant « le mythe de la soit-disant révolution », le mensonge de la division sectaire et « la boucherie commis par les terroristes ». Elle dit que pour tous les syriens qu’elle a pu rencontrer il n’y aurait pas de différence entre ces terroristes, tous seraient des tueurs en masse, violeurs, tortureurs etc. Elle explique qu’il n’y aurait pas de terroristes « modérés » et que les syriens ne seraient pas forcément pro Bashar el-Assad, mais qu’ils défendraient leur pays en première ligne. Elle témoigne notamment que les « Casques blancs » fabriqueraient de fausses preuves, auraient tués des combattant contre les terroristes et qu’ils seraient eux-mêmes des terroristes et non pas une organisation humanitaire :

Son témoignage rejoint celui de nombreux autres journalistes ayant visité ce territoire de guerre, notamment celui de Lyzzie Phelan. Cette journaliste a même fait son propre documentaire sur ce conflit, dans lequel elle décrit décrit la guerre psychologique menée par les médias principaux pour faciliter le renversement du gouvernement syrien selon l’agenda occidental. Il montre comment les médias ont contribué directement à l’effusion de sang en Syrie. Son reportage déconstruit les principales allégations présentées par ces acteurs, à savoir que le gouvernement syrien aurait systématiquement réprimé des manifestations pacifiques, perdant ainsi sa légitimité. Il montre comment de telles allégations sont étayées par des preuves insuffisantes et ne sont donc que de la propagande pour servir les intérêts de la politique étrangère de leur pays :

 

Sur les massacres aux armes chimiques qui ont eus lieu en Syrie, une étude du fameux Institut technologique de Massachusetts montre que l’attaque viendrait d’une zone rebelle, contrairement à ce qu’affirmait le gouvernement français comme d’autres homologues occidentaux. Ainsi lors d’une séance aux questions, l’ancien ministre des affaires étrangères Laurent Fabius a été confronté à la question suivante par un journaliste : « Pouvez-vous aujourd’hui devant cette assemblée reconnaître que vous vous êtes trompés sur cette situation et présenter vos excuses ? ».
L’homme du gouvernement répondait alors « Certainement pas. Il y a eu une enquête des Nations unies qui ont diligenté beaucoup d’experts et qui ont établi de la façon la plus ferme qu’il y avait eu un massacre chimique (…) qui trouvait son origine dans les gens du régime ». Notez que le rapport final de l’ONU sur l’attaque, remis le 12 décembre dernier et auquel l’autorité française se referait tant, confirme l’existence de « preuves flagrantes et convaincantes de l’utilisation d’armes chimiques contre des civils, dont des enfants », dans la région de la Ghouta. Il n’accuse nullement le régime syrien, ni les rebelles, les inspecteurs onusiens n’étant pas mandatés pour le faire.

lepoint.fr/monde/attaque-chimique-en-syrie-le-rapport-qui-derange-19-02-2014-1793755_24.php

 
L’ancien commandant des forces spéciales américaines et chef de l’Agence de la Défense de l’Intelligence (DIA) Michael Flynn explique que l’émergence de l’État islamique aurait été voulu par Washington. Il dénonce ceci aussi pour d’autres groupes terroristes à travers le monde. À noter qu’il fut plus tard conseiller de la sécurité sous le président Trump, mais démissionnera peu de temps après, apparemment du à ses proches relations avec le gouvernement russe.

Dans la vidéo suivante il apparait au second extrait :


 

On retrouverait dans cette affaire donc beaucoup de parallélismes avec les autres guerres citées auparavant, surtout celui du mensonge pour gagner l’opinion publique, comme on peut le voir d’ailleurs aussi pour la guerre de Yougoslavie comme d’autres.

 

Wesley Clark, politicien et ex-Général des Forces armées des États-Unis a dénoncé à plusieurs reprises depuis 2001 les plans militaires cachés du Pentagone, et a aussi fait part de ses doutes sur la thèse officielle du complot du 11 Septembre.

Il raconte que 10 jours après le 11 septembre 2001, l’État Major lui expliquait au Pentagone qu’ils iraient attaquer l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran.

Il explique que les guerres menées par les États-Unis auraient comme principal intérêt les ressources pétrolières des pays envahis et dénonce vivement que ces décisions ne sont pas issues de choix démocratiques.

Son témoignage rejoint celui de tant d’autres anciens généraux de l’armée américaine.

Partager